Un budget multiplié par 1 000, mais le président Pezeshkian pointe un problème de gestion

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a révélé que le budget alloué au secteur de la santé et du traitement s’élève désormais à 1 500 000 milliards de tomans (environ 30 milliards d’euros), soit un montant mille fois supérieur à celui de l’époque où il était lui-même ministre de la Santé (1 500 milliards de tomans). Cette annonce a été faite lors d’une réunion du Conseil de planification et de développement de la province du Lorestan.
Pezeshkian a souligné que cette augmentation budgétaire spectaculaire n’a pas été accompagnée d’une croissance proportionnelle de la population ou de l’inflation, ce qui met en lumière un problème de gestion et d’efficacité plutôt qu’un manque de ressources. « Nous n’avons pas de problème d’argent, mais notre mode de gestion doit être revu », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’optimiser l’utilisation des capacités existantes pour résoudre les problèmes des citoyens.
Le président a également appelé à un rapprochement avec les institutions populaires, notamment les mosquées, pour améliorer la réponse aux besoins des gens. Il a cité l’exemple du comportement de l’Imam Ali (AS) dans la résolution des problèmes des citoyens comme modèle à suivre pour les responsables, affirmant que leur mission est de servir le peuple, non d’exercer l’autorité.
Pezeshkian a conclu en reconnaissant certaines insuffisances et en exprimant sa volonté de réduire la distance entre les responsables et la population, appelant les acteurs sociaux, religieux et culturels à s’associer à cet effort collectif pour résoudre les problèmes du pays.