Takhti, bien plus qu’un champion : l’hommage de l’Iran à son « héros » éternel aux valeurs inaltérées

C’est un hommage commémoratif au légendaire lutteur iranien Gholamreza Takhti, à l’occasion du 58e anniversaire de sa mort. Il ne célèbre pas seulement l’athlète champion du monde et olympique (surnommé Jahan Pahlevan, « le héros du monde »), mais il vante surtout l’homme et l’éthique qu’il incarnait, présentés comme un modèle intemporel pour l’Iran.

Il établit une distinction cruciale entre un simple « champion », mesuré par ses médailles, et un « héros » ou « chevalier », défini par son caractère et son engagement envers le peuple. Takhti est décrit comme appartenant à cette seconde catégorie, supérieure. Sa grandeur résidait dans ses actions en dehors du tapis : sa générosité envers les démunis, son aide aux victimes du tremblement de terre, ses silences protestataires considérés comme nobles, et son refus de se placer au-dessus des gens ordinaires.

Le texte déplore que le sport professionnel moderne soit souvent dominé par l’argent, les contrats et le marketing personnel, et présente Takhti comme un antidote à cette dérive. Sa modestie, son sens aigu de la justice et sa priorité donnée à l’éthique sur la victoire sont érigés en référence morale. On affirme que l’« esprit de Takhti » est toujours visible chez les sportifs qui font preuve de fair-play et d’humanité.

Enfin, Takhti est élevé au rang de modèle social universel, pertinent pour les politiciens, les artistes, les enseignants et toute personne en position de pouvoir. Son héritage est un rappel du choix difficile mais noble entre le silence et la prise de position, entre l’intérêt personnel et le bien commun. Sa persistance dans la mémoire collective est attribuée non pas à ses titres, mais à ses principes et à sa posture morale.

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