Pezeshkian : « La solution au coût de la vie passe par la fin du gaspillage des responsables »

Lors d’une réunion du Conseil de planification et de développement de la province de Tchaharmahal-et-Bakhtiari, le président iranien Massoud Pezeshkian a tenu un discours axé sur la responsabilité managériale et la rationalisation des ressources comme clés pour résoudre les difficultés économiques de la population. Il a affirmé que le problème du coût de la vie dans le pays était visible et que sa résolution passait par une correction du comportement des responsables et des gestionnaires, qu’il a désignés comme les principaux responsables de la situation.
Pezeshkian a souligné que la qualité et le développement d’une organisation dépendaient à 90% de la performance de ses dirigeants. Il a appelé les managers à d’abord identifier les ressources existantes, puis à définir une vision claire et des stratégies pour les utiliser de manière optimale ou en créer de nouvelles. En utilisant l’exemple concret d’une pièce avec 14 lampes allumées et des déperditions de chaleur, il a illustré le gaspillage énergétique, qualifiant les économies de « devoir religieux et managérial » et rappelant les récentes injonctions du Guide suprême à éviter le gaspillage.
Le président a étendu cette critique au gaspillage des ressources au-delà des administrations, incluant les foyers, les mosquées et les bureaux. Il a estimé qu’une économie de 10 à 30% sur l’énergie équivaudrait à des millions de barils de pétrole et de gaz économisés annuellement, ayant un impact direct sur le budget national. Il a insisté sur le fait que les dirigeants doivent combler le fossé entre la connaissance théorique et la compréhension pratique par une pensée stratégique et pragmatique.
Pezeshkian a également souligné l’importance de l’autonomie et de l’initiative, affirmant qu’il ne fallait pas chercher à l’extérieur des solutions aux problèmes internes. Il a cité en exemple la construction d’écoles dans la province, réalisée conjointement par l’État et la population, pour démontrer le pouvoir de la volonté collective. Il a enfin appelé les universités et les professeurs à s’impliquer davantage sur le terrain pour fournir des solutions pratiques aux problèmes locaux, notamment pour améliorer l’efficacité énergétique et la productivité.