Pezeshkian à Trump : ‘Prouvez vos accusations avec des documents’ et défend la position nucléaire iranienne

Le président iranien Massoud Pezeshkian a vivement réagi aux déclarations de Donald Trump concernant les troubles de décembre 2025 (Dey 1404), lors d’une réunion du Conseil de planification et de développement de la province du Mazandaran. Il a mis au défi quiconque avance des chiffres sur les victimes de publier des preuves documentées, affirmant que parmi les personnes comptabilisées figurent plus de 2 000 membres des forces de sécurité morts en défendant le pays, tandis que plus de 350 mosquées et 300 écoles ont été incendiées ou endommagées par les émeutiers.
Pezeshkian a établi une distinction claire entre la protestation légitime, qu’il a déclaré accepter pleinement, et la violence. Il a souligné que le gouvernement se considère obligé de servir le peuple et de remédier aux carences, mais que ceux qui utilisent des cocktails Molotov, des armes et cherchent à déstabiliser le pays ne peuvent être considérés comme des protestataires pacifiques. Il a comparé la situation à celle des pays occidentaux où toute agression contre les forces de l’ordre est sévèrement réprimée.
Le président a également réaffirmé la position constante de l’Iran sur la question nucléaire, rappelant la fatwa du Guide suprême interdisant les armes nucléaires pour des raisons religieuses. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une position politique tactique mais d’un principe religieux immuable. Il a dénoncé les accusations étrangères qualifiant l’Iran de « centre du terrorisme », rappelant que le pays a lui-même subi plus de 28 000 assassinats ciblés (terrorisme de rue), dont celui d’un président et de nombreux scientifiques.
Dans son discours, Pezeshkian a également abordé des thèmes de gouvernance, appelant à la décentralisation des pouvoirs de Téhéran vers les provinces, à la participation citoyenne dans la prise de décision et à la résolution des problèmes locaux au niveau local. Il a cité l’exemple des donateurs pour la construction d’écoles pour illustrer comment l’implication populaire peut surmonter les obstacles financiers. Il a conclu en appelant à l’unité et à la justice comme fondements de la gestion du pays, citant abondamment le Coran et la lettre de l’Imam Ali à Malek Ashtar.