
À l’ombre du cyprès, hommage à une vie marquée par la guerre. En fait, il s’agit des impacts psychologiques de la guerre sur les survivants.
Réalisé par Hossein Molayemi et Shirin Sohani, ce court métrage d’animation de 20 minutes a fait briller le nom de l’Iran lors de la 97ᵉ cérémonie des Oscars.
À l’ombre du cyprès raconte l’histoire d’un père, ancien capitaine, souffrant de trouble de stress post-traumatique (TSPT). Agressif, il détruit tout sur son passage, puis, une fois revenu à lui, il sombre dans la tristesse face à ses propres actes.
Il vit avec sa fille dans une maison modeste au bord de la mer. Désespérée, celle-ci cherche une solution pour apaiser son père, sans succès. Leur vie difficile bascule avec l’arrivée inattendue d’une baleine échouée. Tandis que la jeune fille tente de sauver l’animal, son père s’enfonce davantage dans son propre monde.
Puisque les réalisateurs n’ont pas mentionné directement la guerre entre l’Iran et l’Irak, ils abordent néanmoins, de manière générale, la notion de guerre et ses effets douloureux, qui continuent de hanter ceux qui l’ont subie.
Tout simple qu’il soit, ce film contient des notions plus profondes. Sans aucun dialogue ni mention directe, nous sommes témoins de certaines des situations les plus sentimentales entre les personnages.