L’Iran réaffirme son rejet de l’Occident lors de la marche du « 13 Aban »

Lors de la marche nationale du « Yom Allah 13 Aban » (4 novembre), une date symbolique commémorant la prise de l’ambassade américaine en 1979 et le massacre d’étudiants en 1978, les manifestants ont adopté une résolution officielle réaffirmant les principes fondateurs de la politique étrangère iranienne. Le document, lu lors du rassemblement à Téhéran, qualifie cette journée de point central de la confrontation idéologique de la République islamique avec « le système d’hégémonie mondiale ». Il condamne fermement toute forme de compromis ou de soumission face aux puissances hégémoniques, en particulier les États-Unis et « le régime fasciste sioniste », et réaffirme le principe de « Résistance active ». La résolution exprime un soutien sans équivoque au peuple palestinien de Gaza et au « Front de la Résistance », qualifiant ce soutien de responsabilité centrale de la Oumma islamique.
Sur le plan intérieur, la résolution met l’accent sur la nécessité absolue de l’unité nationale et de la cohésion autour de l’institution du « Velayat-e Faqih » (la guidance du juriste théologien), incarnée par le Guide suprême, l’ayatollah Khamenei. Elle présente cette unité comme la clé pour préserver l’indépendance nationale et la souveraineté face aux menaces stratégiques. Le texte réitère l’allégeance indéfectible du peuple au Guide et souligne que la poursuite de la voie tracée par les martyrs, en particulier les étudiants, est le garant de la survie de la Révolution.
Enfin, la résolution adresse des demandes pressantes aux responsables et aux institutions nationales. Elle les appelle à revitaliser la gouvernance économique pour résoudre les problèmes de subsistance de la population, à mettre en œuvre des plans majeurs pour réduire efficacement l’inflation et à empêcher la dépréciation continue de la monnaie nationale. Elle exige également une lutte sans merci contre la corruption, les éléments d’infiltration et ceux qui, en manipulant le marché, cherchent à créer un mécontentement social. En matière culturelle, elle insiste sur la priorité de contrer les menaces et la guerre cognitive de l’ennemi, et demande aux institutions de préserver l’identité nationale et religieuse, notamment en matière de hijab.