L’Iran lance des greffes de peau bio-artificielles pour traiter brûlures et ulcères diabétiques rebelles

Le directeur du Centre de développement des technologies de produits cellulaires avancés de l’Institut Royan, le Dr. Aniseh Haji-Zadeh, a annoncé des avancées majeures dans les thérapies cellulaires et tissulaires en Iran, accélérées par un cadre réglementaire favorable de l’Organisation des aliments et des médicaments. Six produits ont déjà reçu leur licence de mise sur le marché dans les domaines de la thérapie cellulaire, l’ingénierie tissulaire et la thérapie génique, avec l’espoir d’une augmentation significative l’année prochaine.

Deux produits phares ont été présentés. Le premier, « Ruin-Sheet », est une fine couche de peau vivante cultivée en laboratoire, utilisée pour traiter les brûlures sévères. Cette greffe, composée de cellules vivantes, remplace la couche protectrice perdue, empêchant la déshydratation et la formation de cicatrices. Contrairement aux greffes traditionnelles (où la peau est prélevée sur une autre partie du corps du patient), elle ne nécessite pas de suppression du système immunitaire et peut être produite à grande échelle. Son prix est inférieur à un dixième de celui d’un produit similaire sud-coréen.

Le second produit, « Ruin-Graft », est une structure plus complexe : une peau complète et bi-couche, reproduisant toutes les strates de la peau humaine (collagène, fibroblastes, épiderme). Il est destiné aux plaies chroniques et difficiles à cicatriser, en particulier les ulcères du pied diabétique qui ne répondent à aucun autre traitement. Dans un cas cité, un ulcère diabétique persistant depuis 20 ans a été traité avec succès. Cette greffe, créée à partir de cellules néonatales, s’intègre au site de la plaie sans rejet et sans nécessiter d’immunosuppression, offrant une alternative à l’auto-greffe douloureuse pour les 10 à 15 % de patients en impasse thérapeutique.

Le Dr. Haji-Zadeh a reconnu que le défi principal est le coût élevé de ces produits de haute technologie, nécessitant une prise en charge par les assurances pour un accès large. Elle a également souligné le potentiel d’exportation et de génération de devises de ces innovations médicales iraniennes, qui rivalisent avec des produits internationaux à un prix bien inférieur.

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