L’Iran en marche vers une nouvelle reconnaissance mondiale grâce à la vallée de Seymareh

Le directeur général du patrimoine culturel, du tourisme et de l’artisanat de la province d’Ilam a annoncé l’envoi du dossier provisoire du paysage naturel et historique de la vallée de Seymareh au ministère afin d’en suivre les procédures légales et d’obtenir son inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Farzad Sharifi a déclaré que le dossier provisoire de candidature de ce paysage en tant que site mixte (naturel et culturel), après la réalisation des premières recherches et avec la collaboration d’experts de différents domaines, a été complété et transmis au ministère du Patrimoine culturel, du Tourisme et de l’Artisanat pour examen et traitement administratif.

Il a expliqué que ce paysage unique, qui s’étend de manière continue entre les provinces d’Ilam et du Lorestan, résulte de l’interaction exceptionnelle entre les forces tectoniques actives du Zagros et la continuité de la présence humaine, ainsi que de son adaptation depuis la période paléolithique jusqu’à aujourd’hui.

Le directeur général du patrimoine culturel d’Ilam a ajouté que cette région constitue l’un des exemples les plus remarquables au monde des conséquences d’un événement géomorphologique majeur, à savoir un gigantesque glissement de terrain dans le Kabir kuh, qui a façonné les paysages naturels, les écosystèmes et les modes d’implantation humaine.

Sharifi a souligné que le dossier proposé a été élaboré conformément aux critères de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO et que le glissement de terrain du Kabir kuh, considéré comme le plus grand glissement de terrain connu au monde, représente un exemple unique des processus géologiques actifs de la chaîne du Zagros.

Il a insisté sur le fait que l’envoi de ce dossier constitue la première étape vers l’inscription mondiale de ce paysage précieux. Après examen par le ministère et présentation devant le Comité national du patrimoine mondial, le site pourra, en cas d’approbation, être inscrit sur la liste indicative de la République islamique d’Iran en vue d’une future inscription à l’UNESCO.

Le directeur général du patrimoine culturel d’Ilam a rappelé que l’inscription de la vallée de Seymareh pourrait jouer un rôle important dans la préservation à long terme de ce patrimoine exceptionnel, dans le renforcement du rayonnement scientifique de la région, dans le développement du tourisme durable et dans l’augmentation de la participation des communautés locales à la protection du patrimoine naturel et culturel. Cet objectif est poursuivi activement avec la coopération des institutions publiques, des universités et des communautés locales.

La vallée et la rivière impétueuse Seymareh constituent l’un des plus importants foyers de civilisation de l’ouest de l’Iran et forment une frontière naturelle entre les provinces d’Ilam et du Lorestan.

La ville historique de Seymareh, est le plus grand site historique de cette province. Son apogée remonte à l’époque sassanide et aux premiers siècles de la période islamique. Cette région, grâce à ses sols fertiles et à ses abondantes ressources en eau, a offert depuis des millénaires un environnement favorable à l’établissement des premières communautés humaines.

Le plus grand glissement de terrain du monde, survenu sur les pentes du Kabir kuh à l’époque préhistorique, a modifié le cours de la rivière et donné naissance à des lacs et à des zones humides anciennes, conférant à cette région un paysage spectaculaire et unique.

Ce phénomène constitue aujourd’hui un patrimoine naturel et historique remarquable en cours de candidature pour une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon le directeur général du patrimoine culturel, du tourisme et de l’artisanat d’Ilam, plus de 3 000 sites historiques et culturels ont été identifiés dans la province, dont 932 ont été inscrits au patrimoine national.

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