L’Iran de retour à la table du GAFI pour défendre ses réformes

Pour la première fois depuis six ans, l’Iran a été officiellement invité à participer à une réunion plénière du Groupe d’action financière (GAFI/FATF) à Paris. La délégation iranienne, dirigée par Hadi Khani, le vice-ministre de l’Économie et chef du Centre d’information financière, a pour mission de présenter les progrès du pays dans son plan d’action. Le point central de cette présentation est la récente ratification par l’Iran de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, également connue sous le nom de Convention de Palerme. L’objectif de la délégation est de détailler le processus de mise en œuvre de cette nouvelle loi et de planifier les futures réunions pour clarifier les questions des membres du GAFI.

Cette participation s’inscrit dans un contexte plus large des relations de l’Iran avec le GAFI. L’Iran figure depuis longtemps sur la « liste grise » du GAFI en raison de lacunes perçues dans sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La réunion de Paris examinera également les progrès de nombreux autres pays de cette liste grise. Parallèlement, l’Iran a informé le GAFI de sa ratification d’une autre convention clé, la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme (CFT), qui devrait être examinée lors d’une prochaine réunion.

En amont de cette participation, le chef du Centre d’information financière avait souligné la nécessité stratégique pour l’Iran d’obtenir une adhésion permanente au groupe régional Eurasia du GAFI. Cet objectif vise à déplacer l’évaluation du pays de la tutelle du Fonds monétaire international (FMI) vers ce groupe régional, où se trouvent des pays considérés comme plus amicaux ou alignés, afin de créer une tribune officielle pour défendre les intérêts nationaux iraniens.

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