Les marchés iraniens, héritage architectural et culturel du monde oriental

Le livre Les marchés iraniens a été imprimé et publié en langue bosnienne dans le cadre du projet TAP, grâce à une coopération conjointe entre le Bureau du conseiller culturel de la République islamique d’Iran en Bosnie-Herzégovine et la maison d’édition Bookline de ce pays, avec le soutien du Centre pour l’organisation de la traduction et de la publication des savoirs islamiques et des sciences humaines, relevant de l’Organisation de la culture et des relations islamiques.

L’ouvrage Les marchés iraniens, écrit par Hossein Soltanzadeh et publié en Iran par les Éditions du Bureau de recherches culturelles, a été traduit en bosnien par Hadis Terzić. La révision littéraire de cette œuvre a été assurée par Monir Drkić, professeur titulaire au département de langue et de littérature persanes de l’Université de Sarajevo.

La publication du livre Les marchés iraniens revêt une importance particulière pour le public bosnien, dans la mesure où, dans de nombreuses villes des Balkans et de Bosnie-Herzégovine, la zone historique et centrale de la ville est désignée sous le nom de « Čaršija ». Le terme Čaršija, dérivé du mot persan čārsū (carrefour), signifie marché, grand bazar ou centre d’échanges commerciaux. Il est courant dans les langues des Balkans, où il s’est introduit par l’intermédiaire du turc.

Il est également intéressant de noter que l’architecture des marchés traditionnels couverts, tels que le marché « Bezistan » de Sarajevo, présente de grandes similitudes avec celle des marchés iraniens. De ce fait, la population de Bosnie-Herzégovine est parfaitement familière avec la structure et le fonctionnement du marché traditionnel oriental.

Compte tenu de la publication de cet ouvrage par la prestigieuse maison d’édition Bookline, le livre sera largement distribué au sein du réseau de diffusion du livre en Bosnie-Herzégovine. Dans la préface de l’ouvrage, on peut lire :

« Dans le passé, le marché constituait l’axe de communication le plus important et l’espace urbain central des villes iraniennes, car les marchés principaux et permanents de chaque ville se formaient généralement le long de l’itinéraire le plus important et du noyau central de la ville ; un noyau qui s’étendait de l’une des portes de la ville jusqu’à son centre. Autrement dit, il existait à l’origine une voie principale le long de laquelle apparaissaient des espaces commerciaux et parfois productifs, donnant progressivement naissance aux marchés. Ce processus graduel s’explique par le fait que la majorité des villes iraniennes se sont développées à partir de villages, et que seules quelques villes ont été fondées et construites selon une planification préalable. »

Il convient de préciser que cet ouvrage examine de manière simple et concise l’histoire du marché, ainsi que ses caractéristiques sociales, fonctionnelles et architecturales, son mode d’administration, ses mécanismes de sécurité et certaines réglementations qui lui sont associées.

Le premier chapitre est consacré aux aspects historiques et sociaux du marché, tandis que le deuxième traite de ses fonctions. Le troisième chapitre analyse les caractéristiques urbaines du marché, et le quatrième présente les éléments et espaces de circulation, ainsi que les éléments et espaces architecturaux du marché (la hodjreh ou boutique, le caravansérail comme lieu d’hébergement, le timcheh ou petit caravansérail, et la qeysariyeh en tant que grand caravansérail). Enfin, le cinquième chapitre expose, sous forme de liste, les principales caractéristiques architecturales du marché.

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