Le président iranien Masoud Pezeshkian dénonce l’exception israélienne au droit international lors d’un sommet pour la paix

Dans un discours prononcé lors du sommet international « Paix et Confiance » à Achgabat, le président iranien Masoud Pezeshkian a développé une critique sévère de l’ordre international actuel, qu’il juge inégalitaire et source d’instabilité. Il a remercié le Turkménistan pour son initiative et réaffirmé le soutien de l’Iran à toute démarche renforçant le discours de la paix.

Le cœur de son intervention a été une condamnation ferme du traitement perçu comme privilégié d’Israël sur la scène internationale. Pezeshkian a soutenu que la paix ne pouvait être atteinte par des budgets militaires croissants, des alliances stratégiques ou une « diplomatie de spectacle », mais uniquement en s’attaquant aux « racines réelles de l’instabilité » : l’inégalité, le monopole et la discrimination.

Selon lui, la politique des grandes puissances en Asie occidentale (Moyen-Orient) a créé un « droit spécial » pour Israël, un mélange de calculs géopolitiques, d’alliances historiques et d’intérêts sécuritaires occidentaux, alimenté par le manque d’engagement des institutions internationales à appliquer véritablement la justice. Ce privilège, a-t-il affirmé, a permis à Israël de poursuivre des politiques agressives, citant les « crimes » à Gaza, l’expansion des colonies en Cisjordanie et les attaques contre la Syrie, le Liban, l’Iran et le Qatar.

Pezeshkian a directement lié cette situation à « l’agression » d’Israël contre l’Iran en juin 2025 (attaque qui a entraîné des pertes civiles iraniennes), un acte qui, selon lui, n’a pas été sanctionné internationalement mais a plutôt bénéficié du soutien politique et militaire des puissances se réclamant des droits de l’homme. Il a conclu qu’« aussi longtemps qu’un tel privilège spécial existera pour le régime sioniste, on ne peut parler de paix ni d’un ordre juste ».

Il a appelé à une refonte du système où aucun pays, pas même les grandes puissances, ne serait au-dessus des règles internationales. Le président a plaidé pour une « neutralité active et responsable », non synonyme de passivité face à l’injustice, mais fondée sur le droit international, la Charte des Nations Unies et les valeurs humanitaires. Il a réitéré la conviction de l’Iran que la paix et le développement ne sont réalisables que par un dialogue égal, une coopération collective et le rejet de l’unilatéralisme. Il a assuré que l’Iran signerait toute proposition allant dans ce sens.

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