Le président appelle à l’union et à la confiance dans les capacités iraniennes

Dans un discours adressé aux intellectuels et acteurs culturels de la province de Tchaharmahal-et-Bakhtiari, le président iranien Massoud Pezeshkian a présenté les lignes directrices de sa vision de la gouvernance et du développement national. Il a ouvert son propos en affirmant sa dette envers le peuple, promettant de poursuivre personnellement les préoccupations des citoyens. Le cœur de son discours reposait sur l’idée que la colonne vertébrale de la société est le peuple lui-même, et que la solution aux défis du pays passe par un lien renforcé avec les masses et une marche à leurs côtés.

Pezeshkian a identifié le principal défi non pas comme un manque de solutions techniques ou scientifiques – qui, selon lui, existent en abondance pour les problèmes culturels, sociaux, économiques et politiques –, mais comme une pénurie d’individus compétents, croyants et engagés, capables de mettre leurs connaissances au service de la société. Il a critiqué une tendance sociale néfaste consistant à « rabattre » ceux qui réussissent, ce qui mine la motivation et l’efficacité collective.

Une partie significative de son intervention a été consacrée au rôle crucial des universités. Il a déploré que de nombreuses institutions en soient encore aux « premières générations », focalisées sur la seule production de savoir, tandis que les universités de « troisième et quatrième générations » dans le monde s’attaquent activement aux problèmes sociétaux avec une perspective à long terme, en se préoccupant de la durabilité et des générations futures. Il a salué les collaborations naissantes entre universités et gouvernement dans des domaines comme l’eau, l’énergie ou l’environnement, et exprimé sa conviction qu’aucun problème n’est insoluble si les universités de chaque province s’impliquent.

Le président a longuement plaidé pour la confiance en les capacités internes du pays. S’appuyant sur son expérience personnelle de gestionnaire, il a relaté comment, en cessant de regarder à l’extérieur et en faisant confiance aux forces humaines locales, des réalisations impressionnantes avaient été accomplies, attirant même l’attention internationale. Son message central est un appel à croire en ce potentiel national : les artistes, les élites, les entrepreneurs, les scientifiques. Il a conclu en réitérant son engagement à servir et à poursuivre les attentes du peuple, insistant sur le fait que si tous croient en leur capacité à agir, le chemin peut changer.

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