Iran : Un plan commun pour booster les exportations high-tech grâce à des « consortiums »

Le vice-président iranien pour la science, la technologie et l’économie de la connaissance, Hossein Afshin, a annoncé une planification conjointe avec la Chambre de commerce d’Iran pour lever les obstacles et développer les exportations des produits à base de connaissances. S’exprimant lors d’une table ronde sur le rôle du secteur privé dans le développement de l’économie numérique, Afshin a salué cette réunion constructive, soulignant que la voie du développement de l’économie de la connaissance est principalement tracée par le secteur privé. Aujourd’hui, même les grandes entreprises du pays s’appuient sur la science et la technologie et jouent un rôle en tant qu’entreprises de la connaissance.
Il a insisté sur l’importance de l’interaction entre le gouvernement et le secteur privé, précisant que la relation étroite entre son département et la Chambre de commerce permettrait d’identifier les obstacles et réglementations inutiles sur le terrain. L’objectif est de créer une voie ouverte et sans entrave pour les activités et la croissance de l’écosystème national de la connaissance. Il a été convenu de former un groupe de travail conjoint entre la Chambre de commerce et le Vice-Présidence pour la science afin d’identifier rapidement les problèmes et de proposer des solutions opérationnelles, en se concentrant particulièrement sur l’exportation des produits de la connaissance.
Face à la difficulté pour les petites entreprises ou celles à produit unique d’exporter de manière indépendante en raison des coûts élevés de mise en réseau, de service après-vente et de support, Afshin a proposé comme solution la formation de consortiums. Ceux-ci permettraient l’exportation de paniers de produits de la connaissance sous une marque et un label communs, un modèle qui pourrait renforcer la marque, offrir des services durables et développer les réseaux d’exportation.
Enfin, Afshin a évoqué les chiffres des exportations : les exportations de biens purement basés sur la connaissance s’élèvent actuellement à environ 600 millions de dollars, tandis que le total des exportations des entreprises de la connaissance atteint 2,6 milliards de dollars. Ces chiffres indiquent un fort potentiel de croissance. Avec des mécanismes appropriés, il serait possible d’augmenter les exportations de produits de la connaissance à près d’un milliard de dollars. Il a conclu en soulignant que l’entrée stable sur les marchés mondiaux nécessite des investissements, l’établissement de la confiance et la garantie de la qualité, un processus difficile pour un produit seul. Offrir un ensemble de produits de la connaissance sous une marque commune facilite l’accès aux marchés mondiaux, un chemin qui ne pourra être réalisé sans l’accompagnement de la Chambre de commerce d’Iran.