De nouveaux lanceurs et une stratégie pour l’orbite géostationnaire

Le chef de l’Agence spatiale iranienne, Hassan Salarieh, a détaillé l’état d’avancement de plusieurs familles de lanceurs nationaux et la stratégie spatiale du pays. Il a confirmé que l’Iran avait effectué cette année des lancements avec les lanceurs Qased, Simorgh et Zoljanah, principalement à des fins de développement technologique, et que d’autres lancements étaient prévus avant la fin de l’année iranienne.
Concernant les lanceurs à propergol solide, Salarieh a décrit une stratégie parallèle. Après le développement du Qaem 100, le projet Qaem 105 est en cours en coopération avec le Corps des Gardiens de la Révolution (Sepah). Plus ambitieux, le développement du Qaem 120 est à l’ordre du jour. Ce lanceur aurait une capacité d’emport supérieure vers l’orbite terrestre basse (LEO) et même le potentiel d’atteindre une orbite à 36 000 km (sous forme d’orbite de transfert géostationnaire, GTO). Des lancements d’essai suborbitaux sont prévus prochainement.
Salarieh a également évoqué les lanceurs à propergol liquide. Pour le Simorgh, une version améliorée a réussi l’année dernière un test visant à envoyer une charge utile vers une orbite de 36 000 km (en GTO), et d’autres lancements sont prévus pour stabiliser cette capacité. Un autre projet important est le développement du lanceur Qoqnoos (Phénix), conçu pour transporter des charges encore plus lourdes en orbite basse.
Enfin, le responsable a expliqué la stratégie iranienne pour atteindre l’orbite géostationnaire (GEO à 36 000 km). Elle repose sur l’utilisation combinée de ces lanceurs puissants avec des étages supérieurs de transfert orbital (ou « blocs de transfert »). Le lanceur placerait le satellite et l’étage de transfert sur une orbite de parking basse, puis l’étage de transfert propulserait la charge utile vers l’orbite haute. Ce travail est mené conjointement par le ministère de la Défense et la force aérospatiale du Sepah.