L’Iran innove dans le traitement de la toxicomanie : art-thérapie et médicaments à action prolongée

Lors d’une réunion du Conseil culturel et artistique du Quartier général de lutte contre les stupéfiants, les responsables ont présenté les nouvelles approches pour traiter la toxicomanie en Iran. Zahra Abedini, directrice de la prévention, a souligné que la toxicomanie n’est pas un problème individuel mais un phénomène multidimensionnel affectant la famille, la société et l’environnement. Elle a insisté sur le rôle crucial de la culture et de l’art dans la prévention, car un film, une histoire ou une pièce de théâtre peut avoir un impact plus profond que des heures d’enseignement direct. Elle a appelé à la création d’un mouvement national culturel et artistique dans ce domaine.
Soleiman Abbasi, directeur du traitement, a décrit les nouvelles approches thérapeutiques qui couvrent trois phases : avant la dépendance (dépistage précoce des facteurs de risque comme la dépression, l’isolement), pendant la dépendance, et après le traitement (prévention de la rechute via un suivi social). Il a mentionné l’utilisation de la thérapie par l’art et la musicothérapie pour améliorer la santé mentale des patients. Après la sortie, le programme de « gestion de cas » maintient le contact avec le patient et sa famille, surveillant l’emploi, les moyens de subsistance et la situation familiale.
Abbasi a annoncé que l’Iran dispose d’environ 9 000 centres de traitement ambulatoires et 93 centres complets de soins et de rétention. De nouvelles approches incluent des médicaments à action prolongée qui réduisent l’envie de consommer pendant de longues périodes, des programmes pour les femmes enceintes toxicodépendantes, et le traitement des enfants et adolescents à risque. Des systèmes de surveillance intelligents sont également en cours de développement pour distinguer les consommateurs des petits revendeurs et trafiquants.