Damghan : 160 tonnes de roses de Damas, un espoir pour l’agriculture dans le désert iranien

La ville de Damghan, dans la province de Semnan (est de l’Iran), a produit 160 tonnes de roses de Damas (Rosa damascena) cette saison, sur une superficie de 163 hectares. Cette culture résistante à la sécheresse, adaptée au climat aride, devient un pilier de l’économie rurale et un symbole de l’agriculture durable face à la crise de l’eau. La rose de Damas, avec sa faible consommation d’eau et sa haute valeur ajoutée, s’impose comme une alternative viable aux cultures traditionnelles assoiffées.

Malgré des rendements moyens de 3 à 4 tonnes par hectare, le principal défi reste la transformation locale. Actuellement, une usine et quelques ateliers semi-industriels assurent la distillation de l’eau de rose et la production d’essences, mais ces capacités sont insuffisantes par rapport au volume de production. L’Iran est le premier producteur mondial de roses de Damas, mais ne capte qu’une part infime du marché mondial (estimé à 320 millions de dollars avant 2020), car la majeure partie des produits est exportée brute ou semi-transformée.

Des expériences réussies ailleurs en Iran (comme Qamsar et Niasar à Kashan) montrent que la combinaison de l’agriculture, de l’agrotourisme et des industries artisanales crée des revenus durables et de l’emploi local. Les images des récoltes et des distillations traditionnelles à Damghan, largement partagées sur les réseaux sociaux, pourraient attirer des visiteurs et transformer la rose de Damas en une marque culturelle et touristique pour l’est de la province de Semnan. Le développement d’industries de transformation à petite échelle (eau de rose, extraits secs, produits cosmétiques) serait la clé pour capturer davantage de valeur et stabiliser les populations rurales.

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