Téhéran lance son premier parc scientifique urbain : un hub pour l’innovation au service de la ville

Le premier parc urbain des sciences et technologies de Téhéran a été inauguré dans le parc Velayat, marquant une étape importante dans la stratégie de la municipalité pour faire de la capitale iranienne une ville innovante et intelligente. Construit sur une superficie de 2 555 m², ce complexe se compose de trois bâtiments distincts offrant des infrastructures complètes pour accueillir des entreprises technologiques et des unités innovantes.
Le bâtiment dédié aux unités technologiques, d’une superficie de 855 m², comprend 11 espaces de travail indépendants ainsi qu’un espace de coworking, un hall d’accueil, un espace de dialogue et un café. Le bâtiment administratif, de 955 m², abrite les bureaux de gestion, une salle de conférence de 15 places, des espaces de travail partagés pouvant accueillir 12 structures, ainsi que des installations de support (salle de prière, office, sanitaires). L’ensemble est complété par un bâtiment technique de 125 m² pour les installations (chauffage, climatisation, systèmes de sécurité incendie) et un parking couvert de 555 m² d’une capacité de 35 véhicules.
Le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a souligné lors de l’inauguration l’importance de résoudre les problèmes urbains grâce à la science et à l’innovation. Il a identifié trois dimensions essentielles à cette approche : donner une identité technologique à Téhéran, soumettre les besoins urbains aux scientifiques et innovateurs pour développer des solutions adaptées (notamment pour les défis du trafic, de l’environnement et des services), et enfin créer de l’espoir chez les jeunes en leur offrant des débouchés concrets pour leurs compétences.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la municipalité visant à établir quatre parcs scientifiques et technologiques à Téhéran, notamment dans le parc Goft-o-gu, le complexe Ettehad et l’ancienne cimenterie de Rey. L’objectif est de créer un écosystème où les besoins de la ville rencontrent les capacités des entreprises de la connaissance (knowledge-based companies), favorisant ainsi le développement urbain durable et l’essor technologique du pays.