Papeterie : L’Iran, nouveau challenger asiatique, mise sur ses atouts énergétiques pour conquérir les marchés régionaux

Le marché mondial de la papeterie et des fournitures de bureau connaît une croissance soutenue, avec une valeur estimée à 203,98 milliards de dollars en 2025 et des projections atteignant 292,27 milliards de dollars d’ici 2034. Cette vitalité s’explique par la persistance des supports papier dans l’éducation (68 % des établissements y sont encore dépendants), l’activité régulière des petites entreprises (54 % achètent des fournitures chaque mois) et l’usage quotidien dans 71 % des foyers urbains. Parallèlement, une tendance émergente vers les produits écologiques se confirme : 29 % des consommateurs préfèrent désormais les cahiers en matériaux recyclés et 17 % les stylos biodégradables.
La région Asie-Pacifique domine ce secteur, à la fois comme premier producteur mondial et comme marché le plus dynamique. Cette position privilégiée s’explique par la proximité des matières premières (papier, plastique, métaux), des coûts de production compétitifs et une base de consommation massive portée par la croissance démographique, l’augmentation des revenus et l’expansion de l’éducation. La Chine concentre à elle seule plus de 35 % de la production mondiale, tandis que le Japon se distingue par la qualité et l’innovation de marques comme Pilot et Pentel. L’Inde émerge comme un acteur majeur, et des pays comme le Vietnam et la Thaïlande deviennent des centres de production importants.
Dans ce contexte concurrentiel, l’industrie iranienne de la papeterie, bien que relativement jeune, affiche des progrès remarquables. Sa part du marché intérieur est passée de 10 % à plus de 60 %, avec une autosuffisance atteinte pour certains produits comme les stylos à bille. L’Iran bénéficie d’avantages comparatifs significatifs : accès aux matières premières pétrochimiques, énergie abondante et position géographique stratégique à proximité des marchés du Moyen-Orient, du Caucase et de l’Asie centrale. Ces atouts pourraient permettre aux exportations iraniennes de conquérir des parts de marché régionales, malgré les défis persistants des sanctions internationales, des restrictions bancaires et de la concurrence sur les prix et l’image de marque.