Nanobulles iraniennes : La révolution qui double la production de poissons et booste l’agriculture hydroponique

La technologie des nanobulles révolutionne plusieurs secteurs industriels en Iran, avec des impacts spectaculaires sur la production agricole et aquacole ainsi que sur le traitement des eaux. Les nanobulles sont des bulles de gaz (oxygène, ozone) d’un diamètre inférieur à 200 nanomètres, soit environ 2500 fois plus petites qu’un grain de sel. Contrairement aux bulles classiques, elles restent en suspension dans les liquides pendant des semaines grâce à leur charge superficielle négative, ce qui optimise considérablement le transfert des gaz.

Dans le domaine de l’aquaculture, l’utilisation de systèmes générateurs de nanobulles a permis d’augmenter de 100 % la production de poissons d’élevage. Dix bassins équipés de cette technologie, représentant une capacité annuelle de 1 000 tonnes, ont vu leur production supplémentaire atteindre 500 tonnes, générant une valeur économique d’environ 1 million de dollars par an. Si l’ensemble des 25 000 fermes aquacoles iraniennes (produisant actuellement 500 000 tonnes/an) adoptait cette technologie, la production pourrait doubler pour atteindre 1 million de tonnes annuelles, avec un investissement cinq fois inférieur à celui nécessaire pour créer de nouvelles fermes.

En agriculture hydroponique, les nanobulles ont augmenté les rendements de 12 % sur plus de 100 hectares de serres, améliorant également la valeur nutritionnelle des produits de 25 à 30 %. Cette augmentation a représenté 2 400 tonnes supplémentaires de légumes, générant plus d’un million de dollars d’exportations en 2024. Équiper la totalité des 1 300 hectares de serres hydroponiques du pays avec cette technologie équivaudrait à créer 150 hectares de nouvelles serres, pour un investissement cinq fois moindre.

Dans le secteur du traitement des eaux, les nanobulles ont permis de réduire de 50 % la consommation électrique de la station de Gheytarieh à Téhéran tout en augmentant sa capacité de 20 %, et ont éliminé les odeurs désagréables de l’eau potable pour 200 000 habitants à Saveh. Pour les eaux usées, la technologie réduit la consommation électrique de 50 % et la consommation de chlore de 30 %. Si toutes les 256 stations d’épuration iraniennes adoptaient les nanobulles, l’économie d’énergie atteindrait 50 MW, soit une économie de 550 à 750 milliards de tomans par rapport à la construction de nouvelles centrales électriques.

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