Ramadan et santé : Les bienfaits scientifiques du jeûne sur le diabète, le cœur et la détoxification

Le mois sacré du Ramadan ne représente pas seulement une opportunité de purification spirituelle, mais constitue également, selon la science médicale, un exercice unique de régénération physique pour l’organisme. Abolfazl Mohammadzadeh, expert en nutrition et diététique à l’hôpital Mohalati de Tabriz, a détaillé les multiples bienfaits physiologiques du jeûne pratiqué dans des conditions optimales.
Sur le plan métabolique, le jeûne force l’organisme à puiser dans ses réserves de graisses pour produire de l’énergie, activant ainsi un processus de combustion des lipoids. Cette mobilisation des graisses, notamment des graisses viscérales, réduit l’accumulation de substances inflammatoires dans les tissus adipeux et contribue à une véritable détoxification du corps.
Concernant le diabète, le jeûne améliore la sensibilité à l’insuline et combat la résistance à cette hormone, jouant ainsi un rôle majeur dans la prévention et le contrôle du diabète de type 2. Cette régulation glycémique est optimisée par le remplacement des sucres simples par des sucres naturels (comme les dattes) et une consommation suffisante de légumes. Le jeûne offre également un repos précieux au système digestif, lui permettant de récupérer et d’améliorer son fonctionnement, tout en favorisant l’équilibre du microbiote intestinal.
L’expert met en garde contre les erreurs alimentaires courantes, comme la rupture du jeûne avec des sucres rapides (pâtisseries, confitures), qui provoquent des pics glycémiques suivis de chutes brutales responsables de faim et de faiblesse. Il recommande de rompre le jeûne avec de l’eau tiède et des dattes.
Enfin, Mohammadzadeh compare le jeûne islamique aux régimes de type « fasting » populaires, soulignant que si le mécanisme physiologique est similaire, le jeûne du Ramadan ajoute une dimension spirituelle et comportementale qui démultiplie ses effets positifs. Il conclut par une métaphore : le jeûne allège la charge du corps (comme un chariot), permettant au cœur (comme un cheval) de fonctionner avec moins d’effort, améliorant ainsi la santé cardiovasculaire.