Hélium-3 lunaire : La prochaine révolution énergétique qui pourrait rendre l’Iran indépendant du pétrole pour 12 ans

Alors que les grandes puissances spatiales intensifient leur course pour s’implanter sur la Lune, des chercheurs iraniens mettent en garde contre les conséquences d’une absence dans cette compétition stratégique. L’enjeu majeur de cette conquête est l’hélium-3, un isotope rare sur Terre mais abondant dans le régolithe lunaire. Cet élément est considéré comme le carburant du futur pour la fusion nucléaire, une source d’énergie propre, sans déchets radioactifs et d’une efficacité prodigieuse.
Les données scientifiques sont éloquentes : selon les travaux du professeur Ouyang Ziyuan (père du programme lunaire chinois) et de l’Université du Wisconsin, 25 tonnes d’hélium-3 suffiraient à couvrir les besoins en électricité des États-Unis pour une année entière. Transposé à l’échelle iranienne, où la consommation électrique annuelle est environ 12 fois inférieure, la même quantité pourrait alimenter le pays pendant 10 à 12 ans sans brûler une goutte de pétrole. Les réserves estimées sur la Lune dépassent le million de tonnes, de quoi garantir l’indépendance énergétique de la planète pour des millénaires.
Face à cet enjeu, les grandes puissances accélèrent. La Chine a déjà découvert un nouveau minéral contenant de l’hélium-3 (Changesite-(Y)) et prépare sa station internationale. Les États-Unis via le programme Artemis et SpaceX visent une présence permanente. L’Inde, avec sa mission Chandrayaan-3, explore activement le pôle Sud lunaire. La compétition se concentre sur les « pics de lumière éternelle » et les cratères sombres du pôle Sud, où se concentrent glace et hélium-3.
Dans ce contexte, l’Iran a réalisé des avancées technologiques notables mais méconnues. Des chercheurs de l’Institut de recherche spatiale, dirigés par le Dr Mehdi Nasiri, ont réussi à simuler fidèlement le sol lunaire et à produire les premiers matériaux de construction adaptés aux conditions lunaires par impression 3D. Ils ont également développé des systèmes de culture végétale en symbiose pour produire oxygène et nourriture dans un environnement extraterrestre. Ces percées, obtenues avec des moyens limités, démontrent une capacité technique réelle.
Pourtant, ces chercheurs tirent la sonnette d’alarme : sans la création urgente d’un Centre national de recherche lunaire et sans investissements ciblés, l’Iran risque d’être définitivement exclu du partage des ressources énergétiques du futur. L’absence de soutien institutionnel, alors que les promesses se multiplient, menace de reléguer ces acquis au stade de prototypes de laboratoire, pendant que d’autres nations verrouillent leur accès aux gisements d’hélium-3.