Un fonds de 100 milliards de tomans pour amortir le choc de l’unification monétaire sur les start-up

Le Fonds d’innovation et de prospérité iranien, dirigé par Asghar Nourollahzadeh, a annoncé un plan de soutien de 100 milliards de tomans (environ 2 millions d’euros) pour les entreprises basées sur la connaissance (knowledge-based companies). Cette initiative fait suite à la décision « courageuse » du gouvernement en décembre 2024 (Dey 1404) d’unifier le taux de change du rial, une politique visant à éliminer la corruption et la rente économique liées au système de taux de change multiples.
L’objectif principal de ce paquet financier est d’atténuer le choc de liquidité que pourraient subir les entreprises manufacturières et technologiques dépendant des importations de matières premières, en raison de l’ajustement du taux de change. Le fonds agit comme le bras financier de l’écosystème d’innovation pour empêcher que cette réforme macroéconomique n’entrave la croissance du secteur de la connaissance.
Les caractéristiques clés de ce plan incluent des prêts sous forme de fonds de roulement, avec un plafond pouvant atteindre 100 milliards de tomans, un taux d’intérêt fixé à 23% (conforme au taux bancaire officiel) et une période de remboursement d’un an incluant une période de grâce de 2 mois. Le montant du prêt est calculé sur la base du cycle de production réel et des besoins d’importation, démontrant une approche ciblée. Les entreprises éligibles sont celles qui dépendaient auparavant du taux de change préférentiel (« Talar-e Avval ») ou qui sont des acheteurs sur la bourse des matières premières.
Le processus de demande a été simplifié via deux plateformes en ligne (« Ghazal » et « Khedmat ») pour éviter la bureaucratie. Bien que le montant total puisse paraître limité face aux besoins du secteur, cette mesure est présentée comme un signal fort et un démarrage crucial, avec l’espoir d’étendre le programme à l’avenir. L’analyse suggère que cela n’est pas une solution temporaire, mais une stratégie intelligente pour aider les entreprises à se concentrer sur la production et à s’adapter à un environnement économique plus transparent et concurrentiel, où la qualité et la technologie devraient primer sur l’accès aux rentes de change.