Un responsable dénonce un « crime contre l’humanité » après le décès d’une enfant attribué aux sanctions américaines

Le secrétaire du Haut Conseil des droits de l’homme d’Iran, Nasser Seraj (également vice-président des affaires internationales du pouvoir judiciaire), a dénoncé les sanctions unilatérales américaines comme une violation flagrante des droits de l’homme, particulièrement dans le domaine de la santé. Il a cité en exemple le décès tragique d’une jeune fille iranienne, Amena, originaire de la province de Bushehr, comme une illustration directe des conséquences meurtrières de ces sanctions.
Selon son récit, Amena, souffrant d’une maladie rare, est tombée dans le coma et nécessitait une transfusion de sang extrêmement rare. Aucun donneur compatible n’a pu être trouvé en Iran, même parmi sa famille. Des contacts auraient été établis avec 23 pays pour trouver ce sang, mais des retards dus aux obstacles des sanctions (impactant probablement les transferts financiers, logistiques ou les autorisations) ont empêché l’arrivée du sang à temps, entraînant le décès de la jeune fille.
Seraj a généralisé ce cas, affirmant que des milliers de patients iraniens sont confrontés à la mort en raison du blocage ou des retards dans l’accès aux médicaments et équipements médicaux causés par les sanctions. Il a souligné que, bien que les médicaments soient théoriquement exemptés, les sanctions paralysent les transactions financières, le transport maritime, les assurances et les paiements internationaux, réduisant drastiquement les approvisionnements.
Il a qualifié ces sanctions de « crime contre l’humanité », arguant qu’elles visent délibérément les civils et violent les droits humains fondamentaux, notamment le droit à la santé garanti par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Il a appelé les organisations internationales des droits de l’homme à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces sanctions « inhumaines » et à tenir pour responsables leurs auteurs et instigateurs.