Iran-Arménie : un pont sanitaire contre les sanctions

Lors d’une réunion avec une délégation diplomatique arménienne, le chef par intérim des Affaires internationales de l’Organisation nationale iranienne des Aliments et Médicaments (IFDA), Hamidreza Inanloo, a annoncé la finalisation des documents de coopération bilatérale entre l’Iran et l’Arménie. L’objectif est de faciliter les procédures d’enregistrement et de commercialisation des denrées alimentaires, médicaments, dispositifs médicaux et autres produits de santé entre les deux pays.

La réunion a permis à la partie iranienne de présenter en détail son système réglementaire et de contrôle. Les responsables ont expliqué la structure de surveillance, notamment le contrôle centralisé des médicaments, dispositifs médicaux et produits de santé, ainsi que le contrôle décentralisé exercé par les universités médicales sur les produits alimentaires, cosmétiques et d’hygiène. Un outil clé, le système intelligent de traçabilité et de contrôle d’authenticité des produits (TTAC), a été présenté comme un pilier de la transparence de la chaîne d’approvisionnement, permettant de suivre chaque produit depuis les matières premières jusqu’au consommateur final.

Inanloo a mis en avant les capacités de production autonome de l’Iran, affirmant que le pays avait atteint un niveau satisfisant d’autosuffisance dans la production de vaccins, de nouveaux médicaments, de produits biotechnologiques, de radiopharmaceutiques et de dispositifs médicaux. Cette capacité permettrait non seulement de couvrir les besoins domestiques, mais aussi de répondre à une partie des besoins des pays de la région, dont l’Arménie. La discussion a également porté sur l’harmonisation des réglementations dans le cadre de l’Union économique eurasiatique, pour stimuler les échanges commerciaux.

Un point spécifique a été abordé : la fourniture de produits pour les enfants arméniens, en particulier pour les maladies spécifiques. Il a été convenu que l’Arménie fournirait une liste de ses besoins afin que l’Iran puisse proposer des médicaments génériques de qualité pour remplacer des marques étrangères. Enfin, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de surmonter les obstacles existants, y compris les contraintes liées aux sanctions, en mobilisant les capacités des secteurs public et privé pour développer cette coopération sanitaire stratégique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *