
Le ministère chinois des Affaires étrangères a réaffirmé sa position en faveur de la reprise immédiate des négociations sur le dossier nucléaire iranien, insistant sur l’importance du dialogue pour résoudre cette question délicate. Dans une déclaration officielle, la Chine a souligné que le dossier nucléaire de l’Iran traverse une phase sensible et que seul un engagement constructif par la voie diplomatique peut permettre de remettre cette problématique sur la bonne voie.
Par ailleurs, la Chine s’est opposée fermement à la réimposition de sanctions onusiennes contre l’Iran par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a qualifié cette démarche d’« action non constructive » qui risque de compromettre les efforts diplomatiques en cours. Cette opposition s’inscrit dans le cadre d’une volonté plus large de la Chine de soutenir la paix et les discussions multilatérales.
Le ministère chinois a également fait part de ses critiques à l’encontre des États-Unis, les appelant à cesser leurs ingérences dans les affaires internes de la Chine, notamment en ce qui concerne la question de Taïwan. Il a demandé à Washington de respecter le principe d’une seule Chine et d’éviter toute intervention dans la région.
Cette déclaration chinoise intervient peu après l’initiative des trois pays européens membres du JCPOA (Royaume-Uni, France, Allemagne) de saisir le Conseil de sécurité pour activer le mécanisme du « snapback » visant à rétablir les sanctions contre l’Iran. La Russie a également exprimé son rejet de cette démarche, qualifiant cette tentative d’« erreur majeure » et plaidant pour le maintien de la diplomatie centrée sur le dialogue.
Le représentant permanent russe à Vienne, Mikhaïl Oulianov, a rappelé que ces efforts européens risquent de mettre à mal les négociations et de fragiliser le cadre diplomatique plutôt que de trouver des solutions viables.