Une nouvelle ère de santé publique avec le programme national de médecine familiale

Le ministre iranien de la Santé, du Traitement et de l’Enseignement médical, le Dr Mohammad Reza Zafarghandi, a annoncé lors d’un webinaire réunissant les responsables des facultés et universités de médecine la mise en œuvre prochaine du programme national de médecine familiale et du système de référence à l’échelle nationale. Ce lancement s’inscrit dans un contexte où des fonds importants, notamment un crédit de 80 000 milliards de rials (80 « hemats ») alloué par le parlement, sont en cours d’affectation à ce secteur crucial.

Malgré certaines résistances institutionnelles, ces ressources seront mobilisées pour soutenir les besoins du système de santé, avec un accent particulier sur la régulation des dépenses et l’amélioration de l’efficience du réseau médical. Une dette importante de 70 000 milliards de rials de l’État envers la sécurité sociale dans le domaine des soins indirects vient également d’être prise en compte, apportant un soutien financier attendu pour renforcer les capacités des soins.

Le ministre a exhorté les universités à dialoguer avec leurs représentants régionaux pour consolider les interventions adaptées aux besoins locaux, insistant sur la nécessité d’une priorisation rigoureuse dans toutes les décisions compte tenu des circonstances particulières actuelles, notamment la situation « ni guerre ni paix » que traverse le pays.

Concernant la médecine familiale, il a insisté sur le fait que ce programme, loin d’être une simple obligation légale, vise une réforme structurelle majeure du système de santé, visant à réduire le gaspillage des ressources et diminuer les inégalités d’accès aux soins. L’objectif est d’étendre des services de santé respectueux et professionnels jusque dans les zones les plus reculées, en mobilisant de manière ciblée les ressources.

Le ministre a précisé que le déploiement du programme débuterait dès aujourd’hui par une phase pilote dans un district spécifique d’une province, avant d’être étendu progressivement. Ce programme dépasse la simple médecine primaire : il couvre la promotion de la santé, l’autonomisation des patients, et la prise en charge jusqu’aux niveaux 2 et 3 des soins.

Il a aussi rappelé la nécessité pour les universités et établissements de santé de se préparer à la gestion de situations d’urgence, tout en maintenant la priorité à la médecine familiale. D’autres enjeux majeurs, tels que la gestion des stocks stratégiques de médicaments, ne doivent pas être négligés.

Enfin, sa priorité reste le personnel de santé : sans motivation et satisfaction des équipes sur le terrain, la réforme restera difficile. Il a encouragé certaines universités à envisager des résidences pour infirmières, résidents et internes afin d’améliorer la qualité et l’efficacité des soins. Les effectifs étudiants en médecine ont doublé cette année, un défi supplémentaire pour assurer des infrastructures adéquates, appelant à un dialogue actif avec le parlement pour obtenir leur soutien dans la répartition des ressources.

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